Qu'est-ce-que le Yi Quan?

Maître Wang Xiang Zhai

Lorsque l’on veut pratiquer l’Art du Poing, il convient de se poser sérieusement la question suivante :

Quel est le but précis de ma recherche ? Lorsqu’on est conscient de ce but, on parvient plus certainement à un résultat. La plupart des pratiquants souhaitent pratiquer l’Art du Poing dans deux buts. 

Le premier est de maintenir le corps en bonne santé, le second et de pouvoir se défendre. Une bonne santé est essentielle à la plupart des activités de la vie. Une bonne santé est donc plus importante que d’apprendre quelques trucs pour se défendre. Mais il ne faut pas négliger ce dernier aspect pour autant. Se protéger lors d’une agression c’est aussi protéger sa santé.

Pratiquer le Yi Quan

A l'instar du Systema, le Kung Fu Yi Quan, comprends très peu d'éléments techniques, l'objectif étant de s'approprier des principes de génération de puissance en stimulant le système nerveux et en contrôlant la circulation de Qi, l'énergie. On teste sa maîtrise de la puissance interne à travers les exercices, à terme l'effet recherché est de retrouver les capacités de défense instinctives du corps.

Tout les éléments de la méthode sont des prétextes pour tester son ressenti et sa réalisation dans l'art du poing. Les étapes sont les suivantes:


Le travail individuel

  • La méditation debout ou Zhan Zhuang appelée également posture de l'arbre permet de développer ses capacités de relaxation, de ressenti et d'enracinement, grâce à l'usage d'images mentales spécifiques. C'est l'essence de la pratique interne.
  • L'essai de force ou Shili a pour objectif de reproduire en mouvement lent les qualités développées dans les postures en immobilité. Mo Ca Bu, la marche vise le même but en déplacement.
  • Le Fa Li ou explosion de force permet d'externaliser la force emmagasinée pendant le travail postural, accessoirement, il permet de réaliser les fameuses frappes sans élan du Kung Fu. La danse de la boxe ou Jian Wu est la combinaison libre de l'ensemble des étapes précédentes.

Le travail à deux

  • Le tui shou ou main collante, parfois appelé aussi poussée des mains est un travail en coopération qui permet d'expérimenter le travail accompli en se reliant à un partenaire par le contact des avants-bras, il développe des qualités d'écoute et de connexion.
  • Le combat, pratiqué avec protections se rapproche des règles du Sanda, les poings et pieds sont autorisés ainsi que les balayages et projections. C'est une manière de mettre en pratique sans complaisance le travail réalisé.

L'essence de l'art du poing chinois

Un art martial interne

La pratique du Yi Quan se fonde sur la relaxation, la posture et la visualisation pour développer une coordination et une force unifiée explosive.

A l'instar du Taiji Quan, dans tout ce que nous faisons, nous recherchons l'alignement, la quiétude mentale et l'écoute du corps dans son environnement.

La création du Yi quan

Né en 1885, Wang Xiang Zhai était un enfant faible et maladif, c'est pourquoi, ses parents confièrent une partie de son éducation à un célèbre maître d'arts martiaux: Guo Yun Shen.  

En 1918, après près de 30 ans d'entraînement, Wang entrepris un voyage, qui allait durer 7 ans à la rencontre des plus grands professeurs de Chine.

A son retour, il se fit rapidement la réputation d'un grand combattant et enseignant. De son expérience il fonda le YiQuan: La boxe de l'intention.